Par une soirée pluvieuse, le sergent sans nom et sans ambition de la section A14 est appelé sur une scène de crime dans l’ouest de Londres. Staniland, quinquagénaire visiblement alcoolique, a été tabassé à mort avant d’être jeté dans les fourrés. Un cas jugé sans intérêt par tout le monde, sauf par l’enquêteur, qui, ayant écouté les cassettes enregistrées par le défunt et découvertes à son domicile, s’identifie à cet homme tourmenté, fils de famille déchu, poète incandescent et amoureux bafoué d’une entraîneuse sadique et frigide.
Premier opus du cycle dit "de l’Usine", porté à l’écran en 1985 par Jacques Deray sous le titre On ne meurt que deux fois, ce livre culte a sa place auprès de ceux de Jim Thompson et de David Goodis.
"C’est un auteur tellement original – à la fois très "noir" et très "poétique" – qui réinvente la tradition noire britannique, mais qui au fond est un écrivain de la souffrance humaine à la Gorki." Dror Mishani.
"Ce roman est un peu le Voyage au bout de la nuit d’un Céline londonien : puissant, solitaire, glacé, habité par un anarchisme frénétique et une misanthropie qui touche, bizarrement, à la
compassion." Jacques-Pierre Amette, Le Point